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Des Sourires et du soleil [LB] [RV]
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Lieu précis : Entre le 17 et le 19 Rue des Pierreries : Parc de la rue des Pierreries, à l’ombre d’un arbre, sur un banc
Date : 16 juillet 2018
Heure : 15h21
Petite mise en situation : Depuis qu’elle est arrivée à Sainte Rosalie, Ilia a consacré peu de temps aux choses simples. Elle en profite pour se retrouver avec ses amis.
URL du RP : http://la-voix-des-dolorey.forumactif.com/t68-des-sourires-et-du-soleil#179
Statut : Libre
Tours : Réservé
Titre du RP : Des sourires et du soleil.
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ft. Glowood Ilia

Avec Charlotte DuLac, Théodore Glowood et Helena D’Hombre

Des Sourires et Du Soleil

Le temps avait décidé d’être clément, en cette journée du seize juillet 2018. La France venait de gagner la coupe du monde. Marcus devait être intenable, à Paris, à pester sévèrement contre les belges. Ilia se félicitait d’avoir éloigné les enfants de ce désastre. Même si Cindy refusait toujours de montrer son nez au soleil… peut-être changerait-elle d’avis avant leur retour à la capitale. En tout cas, son frère était ravi d’être ici. Il s’était allongé dans l’herbe avec Helena, et ils se chamaillaient en riait. Elle lui avait beaucoup manqué. Ilia sourit en les regardant : elle aimait les voir sourire.

A ses côtés à elle se tenait Charlotte DuLac, grande, mince et toujours aussi belle. Elle avait pris l’éducation d’Helena en main, longtemps auparavant. Aujourd’hui, il paraissait naturel de les voir ensemble. Ilia savait que Charlotte était une Dolorey, ce qu’il lui donnait accès à tout un tas de choses qu’elle ne verrait jamais. Elle savait aussi que sa petite sœur, Umuane, en était une aussi. Elle se surprenait à la jalouser, de temps à autre. Elle adorait vraiment son pouvoir ! Mais lui semblait épuisant, parfois, de ne jamais être qu’une allégorie de quelque chose. Elle rêvait d’être par elle-même. Elle rêvait de mieux. Fermant les yeux, elle réprima un frisson. On avait beau parler de « beaux jours », à Sainte Rosalie, il lui semblait toujours qu’il faisait froid, ici. Elle demanda alors, avec ironie :

« Il fait chaud aujourd’hui, tu ne trouves pas ? »


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Théodore Glowood

Des Sourires et du Soleil

Le soleil s’est invité à notre p’tite sortie, cette après-midi. C’est fou comme, malgré ça, on se les gèle toujours ! Et Helena qui se balade en robe… elle me nargue, c’est ça ? J’me d’mande comment elle fait… et, si là elle a chaud, alors j’ose même pas imaginer Paris ! Et elle rit encore, les yeux bleus fixés sur les feuilles, sur le soleil qui les traverse. J’ai pas ça, chez moi… c’est vrai qu’c’est beau. Elle sait pas sa chance, cette môme… son daron est cool, sa tante est super, elle a cinquante mille « chez elle » et elle a l’insouciance de l’oubli. N’empêche, j’savais pas qu’les D’Hombre pouvait être touchés par les troubles de la mémoire… j’veux dire… même quand ils sont humains… elle a vraiment un problème ! Pire que Cindy, qui fait confiance à tout l’monde… ‘fin bref. ‘faudrait penser à parler, non ? On s’est pas vus d’puis presque un an, et elle a presque pas causé, genre elle a rien à dire. L’année de troisième, il s’passe des trucs, quand même, j’veux dire, même dans l’trou du cul du monde ! Elle a dû vivre des trucs… des trucs cool… Et comment j’commence, moi ? Ah oui ! M’man m’a dit qu’elle avait eu une bonne note au brevet !

« Alors, j’ai entendu qu't’as eu une mention au brevet ? ça m’a l’air bien… j’ai eu Très Bien, moi-aussi. 19,79, j't’ai battu. Mais ça, on l'savait. J'te bats toujours ! »


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Charlotte DuLac
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Des Sourires et Du Soleil
  • Parc de la rue des pierreries
  • 16/07/2018, 15h21
La voix des Dolorey semblait encore flotter dans l’air, alors qu’elle avait quitté le canal d’éveil voilà déjà plusieurs heures. Elle avait décidé d’inviter Ilia au parc. Elles y étaient, mais le silence s’était vite installé, comme si rien n’était arrivé pendant leur séparation. C’est insensé, n’est-ce pas ? Enfants comme adultes se taisaient, observant la beauté du parc des pierreries. Que faire de cette magnifique journée, sinon se prélasser ? Elle jeta un regard à Helena, qui observait les feuilles des arbres. Elle avait une relation si étrange avec elle… entre fille, petite sœur et meilleure amie… elle aimait cette relation.

« Il fait chaud aujourd’hui, tu ne trouves pas ? »

Charlotte rit en son fort intérieur. Oui, il faisait chaud, pour elle. Le soleil tapait sur les parterres fleuris du parc, au travers des arbres. Elle se sentait brûler de l’intérieur. Sans doute la chaleur allait rendre Helena malade, comme l’été dernier, mais elle préférait ne pas y penser. Elle riait en son fort intérieur en pensant à quel point Ilia ne devait pas croire en ses propres mots. Elle était habitué à la chaleur étouffante de la capitale, et se plaignait toujours du froid ici.

« Moi, oui. Mais je suppose que tu as encore froid, n’est-ce pas ? »

Elle rit pour de bon, regardant le visage de son amie. L’allégorie de la beauté, en cet instant, sans doute. Charlotte savait qu’elle avait le pouvoir de changer et qu’elle en jouait beaucoup, mais n’abandonnerais les moments précieux aux Dolorey pour aucun autre don, sinon celui de lui rendre les instants manqués avec sa sœur. Elle regarda ensuite Helena, la seule autre personne au monde, avec Edward, à savoir combien Anastasia pouvait manquer. Théodore était en train de lui parler :

« Alors, j’ai entendu qu't’as eu une mention au brevet ? ça m’a l’air bien… j’ai eu Très Bien, moi-aussi. 19,79, j't’ai battu. Mais ça, on l'savait. J'te bats toujours ! »

Elle rit encore une fois, dans un petit éclat furtif. Ces deux-là n’arrêtaient jamais de se disputer ! Ils voulaient tous deux les faveurs des adultes, la victoire, la gloire. Ils essayaient sans cesse de battre l’autre. Mais, au fond, Charlotte savait qu’ils s’adoraient. Souvent, elle pensait à dire à Helena d’en profiter, de ne pas manquer d’instant qu’elle regrettera plus tard, si la vie décide encore de lui prendre un être cher. Mais, au fond, elle sentait qu’Helena connaissait bien les risques. Elle le sentait, alors elle se taisait, simplement.


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Des Sourires et du Soleil

D’HOMBRE Helena & Les autres

Il semblait que le soleil illuminait les jardins avec plus de force qu’à son habitude, en cet après-midi d’été, tandis que nous profitions de sa douce chaleur, à l’ombre d’un magnifique Alisier blanc. Le soleil se frayait un chemin, par petit rayon, au travers de ses feuilles et sa parure de fleurs blanches. Il nous faudra sans doute attendre les premières gelées pour que Mademoiselle Bellanger nous fasse de ses confitures. Sans doute Théodore n’y goûtera-t-il pas nomplu, cette année… sans doute entendrions-nous encore Charlotte s’en plaindre, tandis que père relativiserait. Sans doute serait-ce encore une année comme les autres… c’est que semblait, en tout cas, signifier ce long silence.

Pour Charlotte, ainsi que pour tante Ilia, aucune année ne peut jamais être la sœur de la précédente. Elles se suivent sans jamais se ressembler, et elles ont de la chance de vivre accompagné d’une telle philosophie d’évolution perpétuelle. De ma position, depuis bientôt neuf ans, le monde a décidé de constamment connaître une nouvelle genèse, pour reproduite un schéma identique. Bien-sûre, certaines personnes vont et viennes, certains détails changent -comme le fait que j’entre au lycée-, mais rien n’est vraiment différent pour autant. Théodore et moi vivont, en ce sens, une expérience similaire. Trop de fois je l’ai entendu se plaindre d’un quotidien bien trop prévisible, d’un avenir bien trop certain… oui, en ce sens, nous sommes identiques…

« Alors, j’ai entendu qu’t’as eu une mention au brevet ? »


Je sursautai, ne m’attendant pas à ce qu’il brise ce silence métaphorique, ce silence du « déjà-vu », surtout pas pour lancer des banalités pareilles. Craint-t-il les regards de nos ainés ? Calmement, je l’honorai de mon regard attentif, ainsi que d’un sourire de cour, un sourire trompeur et poli. Il ne sembla pas le souligner. Son ton, sa voix et son comportement avaient toujours été trop rustre pour un d’Hombre, de même que ses cheveux me semblaient trop foncés. Peut-être n’était-il pas moins un D’Hombre qu’un Glowood… ce devait être cela. Ses enfants risquaient de devenir bruns… ou du moins blonds.

« ça m’a l’air bien… »


Il me semblait qu’il cacha quelque chose. Et ce n’était point une petite chose, puisque j’avais le don de toujours savoir quand il cachais quelque chose, puisque, n’ayant ni frère, ni sœur, j’avais appris à connaître mes autres proches comme s’ils furent eux-mêmes mes frères et mes sœurs. Ainsi, je m’attendais à une autre remarque sarcastique pleine d’un égo inventé.

« J’ai eu Très Bien, moi aussi. 19,79, j’t’ai battu. »


Mes craintes semblaient se confirmer, tandis qu’il tentait désespérément de se parer d’un semblant de sourire charmeur. Ce fut un échec. Je ne me sentais pas agressée, ni rabaissée. Peut-être me sentais-je un peu trahie par ce cousin que j’aimais, puisque la seule personne a présenté mon brevet comme un éventuel échec, Théodore mis à part, était mon paternel. Et, sans vraiment être certaine de la raison, j’avais développé une certaine répugnance envers ceux qui semblaient un peu trop de son avis, j’avais développé une certaine défaveur envers mon père lui-même.

« Mais ça, on l’savait. J’te bats toujours ! »


Sa chimère de sourire victorieux me procura une légère douleur à la poitrine, comme si on piquait mon cœur. Je savais sa souffrance comme si je la vivais à sa place, ou, en tout cas, c’était ce qu’il me semblait. J’avais mal de ses mots, comme s’ils livraient bataille en mon cœur. Je devais lutter pour cacher aux adultes le malaise lattent, lutter pour les masques que nous devions impérativement apprendre à appliquer sur nous-mêmes.

« Je suppose que le laxisme de vos correcteurs peut être compris comme une victoire pour vous, cher cousin. »


Il accusa le coup d’une moue désinvolte que je lui connaissais trop bien, mais ne sembla pas vraiment vexé. Au contraire, il sourit légèrement, comme si la vie revenait doucement lui sourire, comme si quelque chose venait de changer. Il me fallait maintenir ce sourire, à tout prix. Je me sentais soulevée, comme si on me secourait moi-même. Je savais sa peine et j’avais une certaine affection à son égard, pour la façon dont il prenait soin de sa sœur, pour son talent au sabre, pour tout ce qu’il fit alors que je pleurais ma mère. Il me fallait un sujet, n’importe lequel, au risque de paraître perdue. Il me fallait l’aider, autant que j’en étais capable.

« Mais passons. Je suppose que Paris est toujours une ville aussi fabuleuse, aussi animée à côté d’un calme plat de Sainte Rosalie, et aussi brûlante à côté de notre brise que vous aimez à qualifier de printanière. »
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ft. Glowood Ilia

Avec Charlotte DuLac, Théodore Glowood et Helena D’Hombre

Des Sourires et Du Soleil

Un sourire se dessina sur les lèvres de Charlotte, à la question d’Ilia. Il était evident qu’elle avait saisie l’ironie de la situation, qu’elle savait comme Ilia rêvait de mettre un châle sur ses épaules pour se protéger du froid.

« Moi, oui. Mais je suppose que tu as encore froid, n’est-ce pas ? »

Enfin, Charlotte relâcha son rire cristallin. Elle semblait s’amuser vraiment, ici, avec elle. Ses yeux dérivèrent rapidement d’Ilia à Helena. La Parisienne n’avait pas l’habitude de ce genre de comportement et rit à son tour, détendue. Son pouvoir poussait souvent les gens à la fixer. C’était tout naturel : on ne voit pas l’allégorie de la beauté tous les jours. Mais aujourd’hui, elle avait beau être parfaite, elle ne se sentait pas dévisagée.

Sainte Rosalie avait toujours été un autre monde pour Ilia, comme une bouffée d’air pur. Depuis toujours, les gens d’ici étaient habitués à des choses étranges. Ici, elle pouvait se balader simplement et profiter des plaisirs simples. Ici, elle savait que ses enfants ne risquaient pas grands choses vis-à-vis de leurs différences. A son grand damn, Marcus haïssait Sainte Rosalie presque autant qu’il haïssait Edward. Mais au moins, ça lui faisait du temps pour elle et elle seule. Et elle voyait bien que ses enfants aimaient la campagne, même si Cindy ne sortait pas.

« C’est fou comme je suis incapable de m’habituer ! Tu t’es faite si vite au climat et moi, même si j’ai passé une partie de mon enfance ici, j’ai toujours trouvé qu’il faisait bien trop froid. J’aurais dû emmener plus de pull… »

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Théodore Glowood

Des Sourires et du Soleil

J’suis sûre qu’elle saura même pas quoi répondre. J’lai niqué là, c’est obligé. C’est tellement une fille à papa, elle s’ra hyper vexée d’pa avoir su répondre à ses exigences… T’façon elle a aucune répartie, elle saura rien m’balancer d’trash. Elle sait pas faire ça, j’suis sûre. Elle aura pas l’cran, pas d’vant « Tante Charlotte ». C’trop une fille bien pour ça.

« Je suppose que le laxisme de vos correcteurs peut être compris comme une victoire pour vous, cher cousin. »

Wesh elle est sérieuse ? Aoutch. Elle a du cran la p’tite. J’peux pas m’empêcher d’l’admettre. Elle a du talent pour dire des vacheries avec des mots d’gosse de riche. Y a moyen elle essaye de parler dans ma langue… putain si maman savait comment j’pale à mes potes ! Attends. Il y a une couille là ! Pourquoi elle a l’air contente, mais genre pas fière et tout, juste contente ? Il lui prend quoi ? Au fond c’pas plus mal. C’est qu’une p’tite dépressive, c’te môme. C’toujours plus facile d’voir le mal qu’le bien pour elle…

« Mais passons. Je suppose que Paris est toujours une ville aussi fabuleuse, aussi animée à côté d’un calme plat de Sainte Rosalie, et aussi brûlante à côté de notre brise que vous aimez à qualifier de printanière. »

Oh oui ! On se les gèle chez toi, cocote. Et c’pas une brise, c’est un blizzard ! Mais bref. Ouais, enfin Paris est animé… c’est surtout des trucs nuls, ou interdits. P’pa s’en fiche des distractions… j’dirais presque que tu t’emmerdes moins qu’moi. Mais j’te laisserais pas gagner à c’jeux là, sale gosse !

« Ouais. Enfin, j’habite pas dans un trou pommé, ça aide. Mais ça va, ça fait du bien de prendre des vacances dans votre p’tit trou de temps en temps. »

J’ai trop l’impression je stérilise la conversation… mais c’est tellement trop dure de trouver des sujets de conversations et des questions ! Frère, t’imagine elle me bat dans un d’mes sujets ? Ce s’rait grave relou…


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Charlotte DuLac
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Des Sourires et Du Soleil
  • Parc de la rue des pierreries
  • 16/07/2018, 15h21
La voix d’Ilia la ramena à la réalité plus vite que l’aurait fait un sermon d’Albert.

« C’est fou comme je suis incapable de m’habituer ! Tu t’es faite si vite au climat et moi, même si j’ai passé une partie de mon enfance ici, j’ai toujours trouvé qu’il faisait bien trop froid. J’aurais dû emmener plus de pull… »

Charlotte rit de bon cœur. Voir la grande et belle Ilia Glowood frissonner, c’était presque irréel. Elle était connue pour beaucoup de chose, mais pas pour être frileuse. Et, même après des années à les connaître personnellement, ça faisait toujours bizarre de voir des gens comme Edward et elle, soumis à des problèmes normaux, de tous les jours. Elle avait beaucoup plus l’habitude de l’entendre se plaindre d’une rayure sur une voiture de sport, ou du surplus de sel dans les plats du traiteur de campagne.

« Eh bien oui, si tu as froid, emmène plus de pull, à l’avenir. »

Elle continua de rire un moment, sous le soleil. Elle adorait l’entendre se plaindre du froid. C’était tellement bête ! Elle pouvait devenir ce qu’elle voulait, faire ce qu’elle voulait des autres, s’offrir ce qu’elle voulait, aller où elle voulait, ... Pourtant, elle revenait toujours à Sainte Rosalie, où il fait, selon elle, toujours trop froid. Enfin, Charlotte répondit à son amie :

« Mais, tu sais, c’est normal que je me sois mieux habituée… je veux dire… je vis ici. Toi, par contre, tu viens de temps à autre. »

Elle sourit à Ilia, comme pour la rassurer. Ilia était ce genre de personne. Elle avait toujours eu besoin d’une tape dans le dos, d’un sourire, ou de n’importe quel petit encouragement. Elle était maligne, forte, intelligente, mais elle avait toujours besoin d’un coups de pouce. Selon Edward, c’était un trait qui était arrivé tard, avec la venue de son époux dans sa vie. Enfin, Charlotte décida que le temps était un bien petit sujet de conversation, pour deux femmes adultes.

« Alors, dis-moi, Cindy est toujours aussi allergique au monde extérieur ? »

La question avait l’air innocente, mais Charlotte s’inquiétait vraiment pour la pauvre petite. En effet, tout le monde savait que Cindy ne sortait jamais, même à Paris. Tout le monde le savait, et tout le monde s’en inquiétait.


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Des Sourires et du Soleil

D’HOMBRE Helena & Les autres

Etait-ce un sourire, qui était apparu de façon si éphémère sur son doux visage ? Trop éphémère, pourtant, puisqu’il s’évanouit aussitôt… Théodore était ce genre de personne insondable. On ne savait jamais vraiment ce qui le ferait rire ou pleurer. Il avait ces deux faces, à la fois plein de joie de vivre et triste jusqu’au plus profond de lui. Malheureusement, la clé de ses émotions était enfouie, cachée. Helena elle-même ne la voyait pas. Elle devait sourire bêtement, essayer toujours et encore de rebondir, vainement. Un espoir traversa le visage du jeune homme, tandis qu’il déclarait :

« Ouais. Enfin, j’habite pas dans un trou pommé, ça aide. »


Devant ce vocabulaire plus que discutable, je m’autorisais à rouler des yeux. Tante Ilia ne le verrait pas, et il était nécessaire qu’il comprenne qu’il est mal venu de qualifier Sainte Rosalie de « trou pommé ». Certes, la vie y est plus simple et douce qu’à Paris, mais tout de même…

« Mais ç ava, ça fait du bien de prendre des vacances dans votre p’tit trou de temps en temps. »


Le sourire qui semble se dessiner sur son visage est plus faux que l’apparence de tante Ilia, plus faux qu’un espoir, plus faux qu’un rêve. Il est le miroir d’un océan de larme, d’une tristesse plus profonde que tout ce que je connaissais. Non. Cette peine devait être aussi profonde que celle que j’oubliais toujours… Et je me devais de combattre cette peine, comme il avait combattu la mienne. Mais que faire ? Me battre ? Me laisser faire ? Il était toujours très dure de savoir sur quel pied danser, quand il était question de Théodore… Aimer une personne abritant une telle tristesse avait toujours été une épreuve, depuis la nuit des temps. Il y avait toujours eu quelqu’un pour aimer une personne qui s’autodétruisait. Mais comment obtenir le bonheur de quelqu’un qui se blesse ? Voilà la question de notre vie, hélas !

« Il me semble que Paris est une ville bien désagréable, pour y vivre. C’est ce que j’ai entendu, du moins. »


Il ne fallait pas s’arrêter là. Un simple coup ne raviverait rien chez lui. Il n’avait fait qu’hausser un sourcil. La bataille n’était pas terminée. Oui, il fallait faire durer la guerre. Peu importe combien c’était puéril. Peu importe combien c’était malsain. Il le fallait. Pourquoi ? Parce que c’était le seul moyen de l’atteindre. Ainsi, je continuerais jusqu’à ce qu’il me brise, pour qu’il puisse renaître. Je ne le lâcherais pas, jamais.

« Du reste, mes parents s’y sont rencontré. En cela, je pense que Paris peut tout aussi bien faire des miracles. Après tout, c’est dans cette ville que l’on m’a donné la vie. »


Voilà, cela devrait aller mieux. Cela lui laissait une ouverture, mais gardait le combat intact. Oui, cela semblait bien, puisqu’il esquissait une ébauche de sourire joueur. Il voulait encore jouer, tout n’était pas tout à fait perdu. Il n’était pas tout à fait perdu.
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ft. Glowood Ilia

Avec Charlotte DuLac, Théodore Glowood et Helena D’Hombre

Des Sourires et Du Soleil

Un autre rire résonna dans l’atmosphère douce du parc. C’était un beau rire, un rire pure, saint, tendre. Elle avait l’air sincèrement amusée. La situation était assez divertissante, c’était certain. Ilia Glowood, qui pouvait racheter ce parc et y faire installer du chauffage au sol avait froid. Ilia Glowood, la sœur du roi, la déesse de Sainte Rosalie, était capable d’avoir froid. Ilia elle-même gloussa quelque peu. Son amie Charlotte, toujours sur le ton de la moquerie, conseilla :

« Eh bien oui, si tu as froid, emmène plus de pull, à l’avenir. »

Ilia se le notait dans un coin de la tête chaque été, puis finissait par oublier. Ce n’était pas quelqu’un de tête en l’air, mais elle se sentait tellement bien à Sainte Rosalie… elle était persuadée d’être capable de s’adapter au climat.

« Mais, tu sais, c’est normal que je me sois mieux habituée… je veux dire… je vis ici. Toi, par contre, tu viens de temps à autre. »

Le sourire de Charlotte ne radoucissait que trop peu son coups de poignard. Elle ne devait pas en avoir conscience… Sainte Rosalie représentait beaucoup pour Ilia. Il lui était insupportable d’être incapable de s’y adapter. Elle rêvait d’y vivre, quand elle était plus jeune, quand elle n’avait pas encore Marcus et les enfants. Bien sûre, elle adorait sa vie à Paris. Mais ce n’était pas Sainte Rosalie.

« Alors, dis-moi, Cindy est toujours aussi allergique au monde extérieur ? »

C’était le genre de question qu’Ilia craignait. Elle pouvait parler des heures de Théodore, de sa tendance rebelle, de ses exploits avec une épée, de ses prouesses scolaires, de son talent pour séduire, de ses étranges amis parisiens, de sa capacité à s’entourer de Dolorey et de Donoew, … mais elle savait beaucoup moins de choses au sujet de Cindy. Elle savait, bien sûre, qu’elle était une Donoew capable de faire se partager les pouvoirs. Mais elle ne savait pas grand-chose d’autre…

« Hélas ! »

Elle repensait à elle, plus jeune. Elle avait été un bébé plein de vie. Mais, peu à peu, la lumière s’était éteinte. Sans Théodore pour veiller sur elle… Ilia ne voulait même pas penser à ce qui pourrait se produire.

« C’est une petite très réservée… je ne sais même pas pourquoi elle s’enferme… »

Craquer n’était pas une option, pour une D’Hombre. Pourtant, les larmes montaient dans les yeux d’Ilia. Elle avait le cœur serré. Elle était mère et ne pouvait pas voir ou comprendre la détresse de sa fille chérie. En regardant vers Théodore, elle s’imagina un instant que, peut-être, lui aussi souffrait énormément. Elle se maudit alors parce que, si c’était le cas, elle était aveugle devant la peine de ses deux enfants. Si c’était le cas, elle manquait constamment quelque chose de grave. Si c’était le cas, ça faisait d’elle une très mauvaise mère.

« J’espère que ça s’atténuera avec le temps… »

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Théodore Glowood

Des Sourires et du Soleil

Bon, ok, après, faut dire elle est forte. Elle va se défendre… j’espère en tout cas. J’ai trop peur j’la casse. Elle est comme Cindy. Mademoiselle sourit. Mademoiselle fait genre elle va bien. Puis mademoiselle s’effondre, toute seule. Quand Anastasia est creuvée, elle était grave pas bien. Mais même là, elle faisait genre. J’sais pas quoi faire d’elle…

« Il me semble que Paris est une ville bien désagréable, pour y vivre. »

Ah ouais ? T’y va jamais, tu sais pas, sale gosse ! Tu vois mon sourcil qui se lève ? Il représente ma rage de parisien. De toute façon, j’ai jamais décidé de vivre là-bas ! A Sainte Rosalie, les gens auraient tout de suite su pour Papa. Chez moi, tout le monde est aveugle, sourd et muet.

« C’est ce que j’ai entendu, du moins. »

Te dédouane pas trop vite, princesse. J’retiens t’aime pas ma ville.

« Du reste, mes parents s’y sont rencontré. En cela, je pense que Paris peut tout aussi bien faire des miracles. Après tout, c’est dans cette ville que l’on m’a donné la vie. »

Elle est sérieuse la p’tite ? C’est quoi cet égo ? Waaah ! J’suis trop fier de toi, jeune padawan. J’peux même pas m’empêcher de sourire. Frère on sait de qui tu tiens. J’ai été un bon prof, t’es devenu une princesse wesh, genre rebelle distinguée. C’est trop classe. J’vais pouvoir dire à tout le monde qu’ma cousine elle a des punchline de l’enfer.

« Ouais, ouais. Mais attends… il faut app’ler les pompiers, là, ça va plus du tout ! T’as vu tes ch’villes ! »

Je déguste son rire comme on déguste un gâteau. Et elle semble se ravir du mien. Ça fait grave gnan gnan putain. Mais c’est pas ma faute, elle est folle de moi. Bref. J’dois répondre.

« T’façon j’entends pas les campagnards rageux d’pas avoir d’vrai endroit pour s’mettre bien. »

Et on place un p’tit sourire taquin. Et on lance le regard de défi. Si t’es une vraie comme tu l’prétends là, tu répondras forcément.

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Charlotte DuLac
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Des Sourires et Du Soleil
  • Parc de la rue des pierreries
  • 16/07/2018, 15h21
Le silence s’était installé entre les deux femmes, entrecoupé des querelles des deux adolescents. L’inquiétude de Charlotte grandissait. Cela faisait des années que Cindy s’était fermée comme une huitre. Si même sa mère n’osait rien dire…

« Hélas ! »

La pauvre allégorie de la beauté semblait triste, comme vidée. Déesse de Sainte Rosalie, peut-être, mais Ilia restait une humaine, après tout. Charlotte sourit faiblement. Son amie allait vraiment mal, mais elle ne pouvait rien faire face à une mère qui devait supporter de constamment voir sa fille souffrir. Qu’avait-il bien pu arriver à Cindy, pour qu’elle perde son insouciance si jeune ?

« C’est une petite très réservée… »

Ilia détourna son regard et pinça un peu ses lèvres, assez pour laisser Charlotte deviner qu’elle allait pleurer. Ses yeux étaient embués. Mais elle-même savait qu’on ne pleure pas devant les enfants. Théodore ne voyait sans doute pas la détresse de sa mère…

« Je ne sais même pas pourquoi elle s’enferme… »

Charlotte grimaça. Ilia broyait du noir, toute seule au milieu du parc plein de vie. Elle semblait s’enfermer dans sa coquille. C’était comme si un mur invisible se formait entre elle et les autres. Elle regarda vers son fils avec ces yeux, les yeux emplis d’une peine incommensurable, puis baissa les yeux, serrant les dents à les faire grincer. Elle se reprise rapidement, sans rien laisser paraître.

« J’espère que ça s’atténuera avec le temps… »

Elle regarda vers Charlotte, qui comprit qu’il était temps de dire quelque chose. Mais que dire ? Elle n’aurait jamais dû aborder ce sujet ! Elle n’avait aucune idée de la façon dont elle pourrait réconforter Ilia.

« Je l’espère aussi… »

Elle se frappa intérieurement d’être à court de mots, alors qu’on avait tant besoin qu’elle dise quelque chose de réconfortant.

« C’est une fille forte, elle ira bien… »

Mais était-elle seulement si forte ? Personne ne le savait. Personne ne pouvait la connaître.

« Les ados sont comme ça… »

Elle regarda vers sa nièce, Helena. S’occuper d’elle était toujours un véritable enfer. Contrairement à Nora, elle ne parlait jamais de ses problèmes à personne, sinon quand ils lui éclataient à la figure. Ou quand ils éclataient au milieu du salon…

« Son frère est là pour elle. Ne t’en fais pas. »

Charlotte caressa amicalement l’épaule de son ami, dans l’espoir de lui décrocher un sourire.


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Des Sourires et du Soleil

D’HOMBRE Helena & Les autres

Helena put enfin se laisser aller à un sourire. En fait, elle ne pouvait même pas le retenir, tant il demandait intensément à sortir. Son cousin n’était pas perdu. Il s’amusait même, en quelque sorte, à jouer au plus doué avec elle. Quelque part, elle l’aidait à se sentir mieux. Quelque part, elle était la raison pour laquelle il n’allait pas si mal que ça. Elle l’observait la fixer, avec cette étincelle dans ses yeux. C’était une étincelle qu’elle avait pu voir dans les yeux de ses parents à de nombreuses reprises. Ce qu’elle voyait, là, c’était de la fierté. Et la simple idée qu’il soit fier d’elle l’emplissait de joie. Il remplaçait ce père absent. Non. Il était bien supérieur à tout ce qu’avait pu être Edward. Il était le parfait cousin, le parfait ami et le parfait grand-frère. Elle buvait ses paroles et son enseignement, elle profitait de toutes ses petites joies.

Et, en même temps, elle n’osait pas s’en délecter complètement. En même temps, sa joie était ternie par une peur viscérale. Elle était face aux moments qu’elle regretterait, s’il venait à… s’il venait à la quitter. C’était un de ces moments doux et simple, mais si spéciale. C’était dans ces moments qu’elle sentait qu’elle pouvait tout perdre, comme elle avait déjà tout perdu. Elle avait peut-être oublié l’accident, mais elle savait que c’était une après-midi comme les autres, une après midi de petits bonheurs. Elle savait que c’était une journée comme celle-ci, ensoleillée et heureuse. Elle avait perdue une personne qu’elle aimait, qui l’aimait, qui était fière d’elle et qui rendait son quotidien magique. Elle pouvait encore perdre quelqu’un comme ça, alors elle avait peur, tellement peur qu’elle souriait. Elle avait si peur que tout éclate qu’elle s’agrippait à son bonheur comme à une bouée, si bien qu’elle en perdait l’avantage.

« Ouais, ouais. »


Elle sourit, rappelée par le sourire hybride de son cousin, entre amusement et fierté. Il continuait de la regardé avec cette lueur de défi, avec ce regard vivant qui prouvait qu’il allait s’en sortir, qui lui prouvait qu’il n’était pas trop tard. Elle le protègerait de sa vie. Elle le sauverait de la peine. Elle l’attaquerait si c’était sa façon à lui d’être enlacée. Quoi qu’il en soit, elle serait là. Pas parce qu’il avait été là, non, mais bien parce qu’elle l’aimait sincèrement, elle serait à ses côtés.

« Mais attends… »


Elle était pendue à ses lèvres, attendant sa prochaine réplique, sa prochaine attaque. Elle voyait en Théodore un expert de la punchline, un seigneur du répondant. Elle voulait savoir ce qu’il aurait à répondre, là, alors qu’il était tellement fier de sa répartie. Elle voulait savoir quel serait son prochain défi, pour s’assurer qu’il garde la tête hors de l’eau.

« Il faut app’ler les pompiers, là, ç ava plus du tout ! »


Il avait un air drôlement sérieux, en la regardant, comme si quelque chose clochait. Instinctivement, elle s’inspecta elle-même, de peur que quelque chose ait changé. Elle se demandait où il allait en venir, sans parvenir à le deviner.

« T’as vu tes ch’villes ! »


Comment ça ? Ses chevilles n’avaient aucun problemes, alors… pourquoi… ? Elle avait comprit. Ses yeux s’élargirent devant la rélévation. Avoir les chevilles qui enflent ! Elle éclata alors d’un rire qui n’avait rien de royal. Il était décadent et vrai, pur et cristallin, insouciant et candide. Alors, Théodore rit à son tour, ce qui ne fit qu’amplifier l’allégresse d’Helena. Elle avait réussi, en un rire, à faire naître le bonheur dans ses yeux. Ce bonheur avait quelque chose de royal et d’adorable. Il était pur et simple, mais il trônait au-dessus de tous les autres.

« T’façon j’entends pas les campagnards rageux d’pas avoir d’vrai endroit pour s’mettre bien. »


Détendue comme elle ne l’avait plus été depuis longtemps, la princesse de Sainte Rosalie se laissa aller à rouler des yeux. Elle lança un regard fatigué à son cousin, peut être un peu réprobatrice. Ce genre de comportement futile et mutin de correspondait pas vraiment à leur éducation. Pourtant, devant son espoir, devant ce sourire taquin, devant ses yeux brillants, elle ne pouvait pas dire non. Elle ne se sentait pas capable de décevoir cette soif d’attention et de jeux. Elle voulait encore le voir sourire pour elle. Elle voulait encore le sauver, encore le sortir de la peine. Elle voulait qu’il puisse être aidé, sans avoir à dire un mot, elle voulait le guider loin de la mort, sans qu’il ne l’appel à l’aide.

« En attendant la rageuse est princesse de Sainte Rosalie, quand tu es simplement un parisien de plus. »


Elle lui adresse un large sourire amusé.

« Mais dis-moi, je me suis toujours demandé… qu’est-ce que ça peut bien faire de n’être personne ? »


Touché. Elle aurait pu parler du fait qu’il aimait Sainte Rosalie, mais c’était un sujet qui le rendait triste. Elle ne savait pas pourquoi, mais Sainte Rosalie était son refuge. Elle n’avait pas le droit de le lui reprocher. Elle ne pouvait pas remuer le couteau dans la plaie, insister sur ce qui lui faisait le plus de mal.
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ft. Glowood Ilia

Avec Charlotte DuLac, Théodore Glowood et Helena D’Hombre

Des Sourires et Du Soleil

Le regard de la belle d'Hombre s'échoua sur la silhouette de son amie. Le soleil se reflétait magnifiquement sur ses cheveux roux, tandis que ses yeux turquoise laissaient transparaître sa… pitié ? Le cœur d'Ilia se resserra dans sa poitrine. Elle en était arrivée à ce point ? Sa meilleure amie en était-elle venue à avoir pitié d'elle ? Quel déception.

« Je l'espère aussi... »

Cette phrase, d'un ton si plein de désespoir, finit d'achever Ilia. C'était comme si un poignard venait tout juste de lui transpercer le cœur. Si Charlotte n'avait pas d'espoir pour cette petite Cindy, c'était sans doute qu'il n'y avait plus d'espoir a avoir.

« C'est une fille forte, elle ira bien... »

Ces mots pré-enregistrés sonnaient amèrement au palet d'Ilia. Comment pouvait-on prétendre que Cindy était une fille forte ? Y avait-il qui que ce soit pour la connaître ? La jeune femme regarda à nouveau son fils, son seul espoir. Il semblait s'amuser avec Helena. Comment faisait-ils, alors qu'ils étaient si différents ? Ilia l'enviait. Il était proche des filles les plus renfermées de la famille. Cindy et Helena étaient des énigmes. Sans doute savait-il leur souffrance mieux que personne. Mais sans doute se tairait-il, comme toujours. Théodore était comme ça : rebel et souvent trop froid.

« Les ados sont comme ça... »

Charlotte aussi, regardait vers les deux jeunes gens. Elle avait ce même regard inquiet qu'on tous les parents d'adolescents. Elle n'avait pas l'âge d'avoir un adolescent à la maison… Quoi qu'il en soit, Ilia savait que les problèmes de ses enfants dépassaient ça. Elle le sentait.

« Son frère est là pour elle. Ne t'en fais pas. »

La main de Charlotte frôla l'épaule d'Ilia, qui sursauta. Avait-elle l'air si perdu ? Pourtant, il ne fallait pas. Elle devait absolument rester en contrôle de la situation. Ses enfants avaient besoin d'elle, plus que jamais. Elle sourit et reprit contenance. Elle le devait.

« Tu as raison ! Ce sont des ados ! »

Elle tenta de se rappeler de son adolescence. Elle était sans doute secrète, elle aussi.

« On était aussi un peu rebel, à leur âge ! »

Le tout était de se convaincre sois-même que tout allait bien, et d'enquêter dans l'ombre.

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