[LB][LN] First Step in France

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Message par Sally Whispers le Ven 14 Déc - 18:15

Lieu précis : 6 Rue de l’Eglise, Pensionnat Saint François
Date : 6 novembre 2018 (dérogation)
Heure : 17h10
Petite mise en situation : Sally et sa tante ont roulé dix longues heures de Chatham à Sainte Rosalie. Sally arrive enfin au pensionnat où elle va habiter.  
URL du RP : http://la-voix-des-dolorey.forumactif.com/t124-first-step-in-france#556
Statut : LB, Libres
Tours : LN, linéaire
Titre du RP : First Step in France

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001

Message par Sally Whispers le Ven 14 Déc - 18:26

First Step in France



Les voitures bercent mieux que les lits. Pourquoi ne dort-on pas dans les voitures ? Sans doute les fenêtres feraient-elles de médiocres coussins. Toujours est-il qu’on roule et que je somnole. Je ne peux pas dormir… bien-sûre… il fait trop froid, sans lui… j’ai besoin d’écrire depuis ce matin… tante Shirley refuse que je sorte mon précieux carnet pourpre. Elle ne veut pas que j’y touche du trajet. Nous sommes partis vers 7h, ce matin, juste aprèrs le petit-déjeuner. Tante Shirley m’a assuré que nous serions arrivés pour 17h. Elle a expliqué qu’ainsi, elle serait à Bourges pour 20h, où elle passerait la nuit. De là, elle n’aurait plus que 7h de trajet pour rentrer à Chatham, sans moi. Elle tient vraiment à me déposer dans ce pensionnat français.

Alors je laisse la France défiler sans résistance contre ma fenêtre. Il avait fallu des heures pour atteindre Paris, encore plus pour atteindre Orléan. La France était plus grande qu’il n’y paraissait. Tante Shirley s’est mise à me parler de son hôtel pendant un temps interminable, alors qu’on traversait Bourges. On était passé tout près de Montluçon, quand elle s’était arrêtée de parler de l’hôtel, pour maintenant faire la pub du « merveilleux musée de la résistance », des heures où j’aurais dormi, si tu avais été là. Le dernier monologue fut Clermont Ferrand, avant d’en venir enfin à Sainte Rosalie et à mon pensionnat. Elle ne dit que des choses que je savais, mais ça me remplissait d’un mélange de soulagement et de peur.

D’une part le trajet allait s’arrêter bientôt. Mais, d’autre part, je serais arrivée à Saint François, en France, enfermée, loin de toi, mon amour. Je retenais mon souffle et serrait les dents. Quelques gouttes s’effondraient sur la vitre, quittant mon corps dans un silence déchirant. La douleur se frayait un chemin dans le véhicule qui dévalait la route à toute vitesse. Je savais que, si on faisait demi-tour, si on allait en Allemagne, si on allait rejoindre Roydon, ou même si on rentrait, la douleur disparaîtrait. Mais on n’allait pas s’arrêter. Alors la douleur rampait, toujours et encore plus. Elle se tordait pour atteindre mon cœur et le presser toujours plus fort. Je la sentais pousser mes larmes hors de mon corps. Je la sentais me compresser. Bientôt, elle m’empêchait de me perdre dans les champs et les montagnes. Bientôt, elle me forçait à ne voir que son absence, les sièges vides à côté de moi. Bientôt, il n’y avait que Tante Shirley et moi, dans une voiture vide de vie, vide de mon cousin.

Je sanglotais, ignorée et blessée. Je n’avais aucune envie d’aller là-bas. Mais qu’importe, Tante Shirley s’en fichait. Je laissais mes larmes couler à flot. Je laissais ma peine se libérer. Je laissais la douleur me posséder et me secouer. Je laissais la mort me fixer, prête à me dévorer.

La voiture s’arrête dans un soubresaut. J’ouvre grand les yeux. Tout mon corps brûle. J’ai la bouche pâteuse. Est-ce dû au manque d’hydratation ? Est-ce que c’est autre chose ? J’ai mal. Tout mon corps tremble et se crispe. Je ne veux pas sortir. Je ne veux pas. Tout le monde va me fixer, ils vont parler, ils vont essayer de… non ! En plus, il n’est pas là ! On m’a toujours dit que c’était dangereux ! Je ne veux pas…

Le froid traverse par la portière. J’ai l’habitude du doux vent de la mer. Il fait beaucoup plus sec, en montagne. Je grimace. Le froid s’infiltre à travers le tissus de ma robe bleue et me tiraille. Un frisson violent parcourt mon corps. La main de Tante Shirley se tend vers moi. Je n’ai qu’une envie : la repousser et me recroqueviller. Mais mon corset ne me permettrait pas de me tordre ainsi. En outre, Tante Shirley ne me le permettrait pas d’avantage.

En désespoir de cause, j’attrape sa main ganté de noir, de ma main ganté de blanc. Elle m’accompagne dans ma rude descente de la voiture. Mes jupons refusent de coopérer. Je veux croire que c’est Dieu qui ordonne à ma Tante de m’envoyer auprès de Roydon. Il est mon âme-sœurs, nous sommes destinés à nous aimer, lui et moi. Mais il est loin… et il ne pourra sans doute plus me voir avant des années… à moins que la mort ne m’amène à lui…

D’autres larmes se déversent tandis que je finis de descendre. Tante Shriley s’éloigne pour chercher mes bagages, qu’elle dépose sommairement à côté de moi, du côté où il n’y a pas sa voiture. Nous sommes au milieu d’une petite ville étrange, peuplée de gens tout aussi étrange. Ma tante me jette un espèce de regard désolé. Je la supplie de mes yeux. Elle m’a interdit de dire quoi que ce soit avant que nous partions. Je serre les dents encore plus fortes, pour ne pas hurler.

“Everything is going to be alright.”

Elle m’adresse un sourire tendre, tandis que sa main caresse le bord de mon visage. A la façon dont elle a essayé de caresser le vent au-dessus de moi, je devine qu’elle voit Roydon, à ma place. De toute façon, je le sais déjà.
En tournant le regard vers la voiture rouge, il m’apparaît dans mon reflet. Je sursaute et une douleur me déchire. Quelque chose monte et gonfle dans ma gorge.

Rien n’ira bien.

Je ferme les yeux un instant. Je sens la chaleur du gant de tante Shirley disparaître. J’entends ses pas sur le sol. Je la sens qui s’éloigne. J’entends la portière qui s’ouvre, le siège qui se plie sous le poids de ma tante, la clé qui s’enfonce dans sa fente, la portière qui claque et le moteur qui se met en route. La voiture ronronne déjà, quand j’ouvre les yeux. Je l’observe s’ébranler lentement puis repartir aussi vite qu’elle était venue, me laissant seule, en France, dans le froid. Je ne suis même pas certaine que mon français soit bon.

Je reste immobile longtemps. Mais, alors que tout mon corps n’en peut plus de se tenir debout, j’essaie de le déplacer. Je dois rejoindre ma nouvelle maison. On ne veux plus de moi, chez moi. C’est mieux, ainsi. Je l’aurais tué. Je sens encore le froid incroyablement douloureux du papier, séparé de mon cœur par un peu de chair, d’os, de peau et de tissus. Je me souviens des mots de ma mère. Je ne dois pas tuer la mère de Roydon. Les larmes s’en fichent et fuient cette injustice, mourant seules sur le sol.

Je me meus le long du trottoir Français, jusqu’au petit portail de fer. Je presse le vieil interrupteur. Une voix résonne, quelque part, alors j’annonce, épuisée :

“I’m Sally Whispers.”

Un son aigüe raisonne. La porte cliquette. J’attrape la poignée glacée et l’abaisse. La porte bascule difficilement, en grinçant.

Me voilà seule, en France, dans un couvent.

Je pose mon sac contre la porte pour la maintenir et fait demi-tour. Un à un, j’amène mes bagages derrière la porte. Chaque fois, je sens leur poids tirer le long de mes deux bras, forcer sur mes épaules. J’ai la sensation invraisemblable que mes bras finiront pas s’effondrer. Pourtant, par une grâce divine, ils restent tout deux en place. Je repousse grossièrement mon sac et m’immobilise, essouflée. La fatigue mordille chacune de mes cellules.

La porte de fer émet un claquement sec.

J’ai mal. Ma tête tourne de plus en plus vite.

Le décors tourne. Il se rapproche.
Pourquoi suis-je à terre ? Il y a une seconde, j’étais encore sur mes jambes.
Peu importe.
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Tintallë Thalos Poste 1

Message par Tintallë Thalos le Lun 17 Déc - 22:10

Firt Step in France
On est en semaine et en semaine Tintallë THALOS passe le plus claire de son temps au pensionnat, qui lui a appris à vivre avec ces pouvoirs et, surtout, à les voir comme un avantage certain. Elle a pris l’habitude de travailler la nuit et ça va très bien aux gérants du pensionnat. Elle commence donc ça journée vers 14 heures, en général, et peut rester parfois jusqu’au petit matin. En réalité ces journées de travail au pensionnat sont très variables. Etant donné qu’elle est considéré comme bénévole, personne ne lui impose d’horaire.
Tout ça pour dire que ce matin, contrairement à son habitude et surement de la faute de Jeremiah, elle s’est levé à 8 heure et est donc partie pour le pensionnat à 10 heure. Elle a passé une journée normale, rien de spécial. Arrivé en fin d’après-midi, on l’a prévenu de l’arrivée d’une nouvelle pensionnaire. Apparemment on ne sait rien d’elle, sauf qu’elle arrive aujourd’hui et qu’elle s’appelle Sally, Sally Whispers. Tal c’est donc portée volontaire pour l’accueillir. Elle sait qu’une ancienne pensionnaire a l’accueil aide toujours à ce sentir à l’aise. C’est normal en même temps, on se dit que s’ils reviennent c’est que ce n’était pas si terrible et qu’ils y ont survécu.
A 17 heure et dix minutes, la sonnerie retentie. Notre danseuse fonce actionner l’interphone.
« I’m Sally Whispers. »
C’est elle, il n’y a pas de doute mais elle a l’air de ne pas savoir parler français et ça risque d’être compliquer. Après avoir pressé le bouton qui permet de déverrouiller le portail mademoiselle THALOS prend une grande inspiration et pousse la porte pour aller accueillir la jeune fille. Elle avance vers le portail et fut stupéfaite de reconnaitre son meilleur ami : Jean-Jacques JACOT-DESCOMBES. Légèrement prise au dépourvu elle essaya de se reprendre et de trouver son anglais :
« Euh.. Hello… Can I… Help you ? »
La grande rousse fixa le corps de jeune homme qui se trouvait devant elle, il était vêtu d’une longue robe qui donne un effet princesse d’époque. Il y a même un corset. Tintallë reste stupéfaite. (Est-ce son pouvoir ? Un pouvoir de défense parce qu’elle ne me connaît pas ? Un passif comme le mieux qui donne cette illusion ?) Elle réfléchissait à toute vitesse en attendant une réponse de ce curieux… transsexuel ? Enfin de la personne qu’elle avait sous les yeux mais qu’elle avait la curieuse impression de ne pas voir.
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002

Message par Sally Whispers le Ven 21 Déc - 17:00

First Step in France



Sans doute le sol est-il la dernière personne à vouloir de moi, de toute façon. Pourquoi qui que ce soit se soucierait de moi, sinon le sol ? Je suis Sally Whispers, la fille qui tua sa propre mère, envoya son cousin et son amour dans une souffrance éternelle et qui poussa sa propre tante à l’envoyer au loin. Je ne suis personne, après tout. Je suis la toute la souffrance des émotions, réunie en un seul endroit.

« Euh… Hello… Can I… Help you ? »

De l’anglais ? Je sursautai à demi, un peu entravée par la gravité, et tentai de me redresser suffisamment pour voir mon interlocuteur. Je ne voyais que ses jambes, de magnifiques jambes, d’une beauté incomparable. Et cet accent français, que j’avais toujours trouvé insupportable, avait désormais un air séduisant et doux, parfaitement magnifique. Je su, comme instinctivement, que notre destin allait se lier. Je su que je m’offrirais à elle pour une parole. Tout mon être voulait entrer à son service.

Poussée par la force de cette passion nouvelle, je me relevai, sans la quitter des yeux une seconde. Doucement, à mesure que je m’élevais, se dessinait la silhouette toujours plus parfaite de la française. Elle était d’une beauté incomparable, et avait dans ses yeux quelque chose de Whispers. Mon cœur manqua un battement, quand je vis sa détresse. De quoi a-t-elle peur ? Que puis-je faire pour la rassurer ?

“I’m sorry, my lady. I didn’t expect to fall on the ground. But now I’m up, I will make it all right. May I have the pleasure to know your name?”

Mon sourire se dessina de lui-même, à la contemplation de sa beauté parfaite. Ma curiosité se mêlait à mon envie de faire éclore son bonheur. C’était comme si mon âme c’était agrippée à la sienne, comme si le Destin l’avait déposée face à moi, dans la beauté de la fortune.
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