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[LB] [RV] Le grand air
Perle
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Lieu précis : Au bord du lac
Date : 21 novembre 2018
Heure : 11 heures 48 minutes
Petite mise en situation : On a décider de ce faire une sortie Piku-niku avec mon mari.
URL du RP : http://la-voix-des-dolorey.forumactif.com/t113-lb-rv-le-grand-air
Statut : Libre
Tours : Réservé, une semaine
Titre du RP : Le grand air
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Destin
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Mar 27 Nov - 0:38
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Le Grand Air
Mes bottes s’enfoncent dans la terre sèche du sentier, formant de jolies marques sur le sol. Perle a insisté pour observer la beauté de la nature, mais elle a toujours été plus dynamique que moi. Je crois que mes genoux ne supporteront pas un pas de plus. Je contrôle ma respiration, pour ne pas paraître fatigué. Pourtant, je sens les hanses de mon sac s’enfoncer toujours plus dans mes épaules. Je sens le poids du panier presser toujours plus sur mon bras, tandis qu’on avance. Elle a entendu qu’il y avait un lac pas très loin, et, depuis, elle ne pense plus qu’à le visiter.

Heureusement, j’ai pensé à mettre mon maillot sous mes vêtements de randonnée. Je vais au moins en profiter pour piquer une tête. Quand je pense que mon frère peut le faire dans une piscine chauffée… rah ! Pourquoi il faut toujours que ça soit moi, portant les sacs, marchant, pour arriver à un lac glacé au beau milieu de la campagne ? Enfin… tant pis. On passera une bonne après-midi… Perle adore l’eau ! Et, surtout, on ne dit pas non à une femme enceinte. C’est ce que ma mère m’a toujours dit…

Enfin ! On peut voir la jolie petite étendue d’eau, entourée de grandes pleines. On pouvait voir l’eau onduler, sous les effets du vent, contre les parois rocheuses. Ralentissant, je prenais le temps de regarder le paysage se découvrir devant moi. Je prenais le temps d’observer cette force de la nature, la façon dont on surplombait un côté, dont l’autre s’élevait par-dessus nous, la façon qu’avait le petit cours d’eau de se déverser calmement dans le lac, la façon surnaturelle dont se dessinait l’horizon.

Je finis par interrompre ma contemplation, devant une descente un peu difficile. En contre-bas se trouvait un amas rocheux sublime, parfait pour manger juste au bord de l’eau. Je me voyais déjà y étendre la nappe, y installer tout le matériel. Mais la descente… n’est-ce pas un peu dangereux, pour Perle ? Est-ce qu’elle se sent de le faire ? Une seule façon de le savoir. Je me tourne vers elle et, d’un ton de douceur, je demande :

« Ça te va si on mange là en-bas ? »

Insistant un peu du regard, j’ajoute :

« Je pourrais t’aider à descendre… »

Et j’espère qu’elle ne prendra pas ça pour ce que ce n’est pas… j’espère qu’elle ne croira pas que je doute de ses capacités…
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Perle
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Dim 2 Déc - 9:59
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Le grand air
En me promenant en ville il y a 3 jours, j’ai entendu qu’il y a un lac a seulement quelques kilomètres de chez nous.
Je sais bien que les journées commencent à être vraiment fraiches et de plus en plus courte mais si on y va pas maintenant je suis bonne pour attendre encore 3 ans, au moins. Je suis enceinte et d’ici cet été j’aurais accouchée. Tout le monde sais que pendant les premiers mois et même les premières années, ce genre de sortie c’est super dure à organiser.
Déterminer comme je l’étais en apprenant la présence de ce point d’eau, je n’ai eu presque aucune difficultés à convaincre Marceau de m’y accompagner. De tout façon, il ne me refuser quasiment rien depuis que j’attends notre enfant. En plus, plus mon ventre grossi, plus c’est facile de le faire céder.
Aujourd’hui, mercredi, après 3 jours à encourager mon mari à marcher ces quelques kilomètres qui me séparent du bonheur, nous somment enfin en route. Je ne sais pas depuis combien de temps on marche mais je suis à peu près sûr que l’homme en sueur à côté de moi à compter, non seulement les minutes, mais aussi chaque pas qu’il a fait depuis notre départ. Je pouffe en songeant à combien il se force pour garder le dos le plus droit possible, pour me faire croire qu’il n’éprouve aucune difficulté à faire cette route.
Quelques enjambés supplémentaires et, enfin, je distingue, au loin, la façon si particulière qu’à le soleil de se refléter sur les eaux. J’accélère le pas, j’ai hâte d’être à nouveau en contact avec les eaux de la nature. Je m’arrête subitement en remarquant que je n’entends plus l’écho de pas, j’ai pris trop d’avance. Mon ami me rejoint au ralenti, contemplant le paysage. Ce que je fais aussi, depuis ma halte soudaine. Nous sommes arrêtés en haut d’une pente un peu trop raide, à première vue, et j’admire, tout en bas, un petit coin tranquille où nous installer. Je me tourne vers mon compagnon qui fait de même. Je vois ses traits tendus d’inquiétude. Il prend sa voix la plus douce et me demande :
« Ça te va si on mange là en-bas ? »
Il m’indique l’endroit que j’avais remarqué, hésite légèrement et me demande, plein de bonne volonté :
« Je pourrais t’aider à des… »
Avant qu’il n’ait fini de parler, j’avais entrepris de dévaler la pente. Enfin, dévaler est un bien grand mot : je suis énorme ! Je me suis donc penché en arrière, tendant un bras, prête à me rattraper en cas de chute et j’avance, lentement. Je devine facilement que Marceau doit me regarder, pétrifier de peur.
450 mots /Codage par Libella sur Graphiorum
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Mar 4 Déc - 1:15
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Le Grand Air
« Je pourrais t’aider à des… »

Je m’interromps, remarquant qu’elle a déjà filé. Quoi ? Mais elle est folle ? Je la vois se pencher et courir, le plus vite qu’elle le peut, vers le rocher. Mais… elle pourrait glisser, tomber. Il y a des rochers partout ! Elle pourrait se tuer ! Et tuer le bébé avec ! Merde ! Elle est complètement folle !

Je ne peux pas bouger. Je ne peux rien faire. Mon corps ne répond pas. Imagines une secondes que tu essaies de l’attraper, que ça la déstabilise et qu’elle tombe. Merde ! La flippe…

Son corps se tord en arrière, elle essaie tant bien que mal de garder son équilibre. C’est si évident que cet équilibre ne tient qu’à un fil. Je la fixe et mon cœur semble s’arrêter. Je vais la perdre. Qu’est-ce que je ferais… si je devais la perdre ? Je déglutis. Son sourire amusé s’imprime instinctivement dans mon esprit. J’ai mal au cœur. J’ai peur. Je la vois glisser maladroitement, et je ne peux rien faire du tout.

Son pied se pose sur la roche plate, je ne peux pas m’empêcher d’imaginer qu’elle va tomber. Tout mon corps se met à trembler. Je suis parcouru de frisson. Il n’y a plus rien autour, sinon son corps majestueux, portant la vie, qui se tord tant bien que mal, qui tente de se redresser. Il n’y a plus que sa volonté toujours plus forte. Il n’y a plus que cet enfant, dans son ventre, qui empêche ma meilleur amie, mon soleil, de trouver sa balance. Il n’y a plus que cette graine de vie, là, qui menace son sourire. Je veux bouger, courir, bondir, l’attraper et l’aider. Mais je ne bouge pas.

C’est une fille forte, elle tient le coup. Mes poumons se vident d’un coup sec. La terre semble se remettre à tourner d’un coup. J’ai le vertige. Mes jambes menacent de se dérober. J’entends le grincement du panier à piquenique, se balançant au bout de mon bras. Le sang circule à nouveau dans mon corps. Je respire. Elle va bien. Tout s’est bien passé. J’entends les battements de mon cœur énervé, comme si toute une fanfare de tambours s’était installée dans ma poitrine. J’ai bien failli la perdre. Tout retombe, d’un coup, maintenant, et je sens comme une douche glacée dans tout mon corps.

Au moins, l’eau du lac ne sera pas aussi froide que la chute d’adrénaline.

Je souris. Elle va bien. C’est vraiment une femme impressionnante, une force de la nature. C’est le genre de femme qui ne peut être arrêtée. Je la contemple, là, au bord de l’eau, éclairée par la lumière du jour. Elle se reflète à demi, le visage déformé par les ondulations du vent sur l’eau. Elle est belle, très belle, avec ses cheveux presque rouges, balancés dans la légère brise.

J’expire une dernière fois ma panique et la rejoint, prudemment. Je dépose le panier dans un coin, le temps de déplier la nappe et de l’étendre sur le rocher. Je m’applique à tout installer bien proprement. Pas de lait cru, pas de poisson cru, pas d’alcool, pas de crustacés, pas de viande crue, pas de charcuterie, pas de foie, pas de soja, pas de caféine. J’ai pensé au poisson cuit en salade, parce qu’on m’a dit que ce serait bon pour elle. Raaah… il a l’air bizarre, ce pique-nique, avec la moitié des choses qu’il manque. Je grimace. Tant pis.

Je sors mon appareil photo et le prépare. C’est vraiment beau, par ici : je vais pouvoir faire des clichés merveilleux.
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Jeu 13 Déc - 21:28
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Le grand air
Quand je fus enfin arrivée en bas, je m’étais retournée pour constater que j’avais eu raison : Marceau était toujours là-haut, il semblait paralysé. J’ais éclatée de rire à cette vision.
Je l’observais. Il a bien failli lâcher le panier je crois : il tenait au bout de sa main, se balançant d’avant en arrière, comme menaçant encore de chuter.
Sous mes yeux, mon mari reprenait de la contenance : il prit une grande inspiration, il avait sans doute oublié de respirer durant toute ma descente. Ça se voyait à la couleur de son visage, il était pâle comme un lingue et reprenait des couleurs sous mes yeux. J’étouffais alors un nouveau rire. Comme en écho, il m’adressa enfin un sourire. Je lui rendis un énorme, accompagné de grand geste de la main.
« Qu’est-ce que tu fais encore là-haut ? J’ai faim ! Dépêche-toi ! »
Il expira trop fort avant de se décider à me rejoindre. N’étant pas aussi gros que moi, sa descente fut rapide. Je continuais de l’observer avec attention pendant qu’il se déplaçait.
Une fois en bas, il commença par déposer le panier dans un coin. Il se mit très rapidement à chercher la nappe qu’il a tenu à apporter. Il s’appliqua pour l’étendre sur le rocher que nous avons choisi, puis, comme si celui-ci était une table, il se mit à tout déballer.
Je n’arrive toujours pas à savoir si c’était parce qu’il s’inquiète du fait de ma grossesse ou simplement un excès d’affection. Quoi qu’il en soit j’ai vraiment eu beaucoup de mal à rester en place le temps qu’il prépare tout. Je grimaçais en me rappelant toutes les choses crues que je n’ai pas le droit de manger le temps de ma grosses mais le sourire me reviens vite quand je me rappelle que ce garçon s’applique tellement pour ce que je sois bien qu’il n’en a pas pris du tout, même pas pour lui. Il veut m’éviter toute tentation, c’est adorable.
330 mots / Codage par Libella sur Graphiorum
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Ven 14 Déc - 16:57
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Le Grand Air
Elle est tout en rire et en sourire. C’est vraiment une fille magnifique. Et ses yeux… je ne sais pas si c’est la vie qui se créer dans son ventre, le cadre magnifique ou un brin d’affection plus qu’amical, mais j’y vois une lumière extraordinaire. Elle brille plus qu’un ciel étoilé. Elle brille plus que le soleil sur le lac. Elle est sans doute la plus belle chose ici. Je lui souris, sans doute un peu trop bêtement, et arme mon appareil.

Elle est bien cadrée, je recule un peu, me plaque contre la paroi, corrige les réglages et prend mon premier cliché. Il fallait que je capture cette lumière. C’était important de commencer par ça, je crois. Je souris largement à ma magnifique femme.

« Bon appétit ! »

J’attrape une fraise et la trempe dans la sauce chocolat pour bien commencer le repas. En plus de son discours sur les femmes enceintes, ma mère a toujours tenu à commencer par une petite part de dessert. Elle voulait profiter du meilleur avant de ne plus avoir faim. Je n’ai pas son appétit d’oiseau, mais j’ai son goût pour tout ce qui est sucré. Et il n’y a rien de meilleur que les fraises !

Quand je pense que j’ai passé des heures à chercher tous ces trucs bio pour donner une impression de plein… je crois que je prends trop maman au pied de la lettre… je vais finir convertis à l’écologisme jusqu’à la moelle ! Je regarde mon joli poulet fumé label rouge. Là, au moins, je sais pourquoi je bosse aussi dure pour faire fac à distance et travail de famille en même temps : pour me payer de l’écolo trop cher. Parce qu’on ne dit pas non aux femmes enceinte. Il n’empêche que ça marche ! Je ne l’ai pas encore vu ronchon, depuis qu’elle porte la vie. Comme quoi, tout est une question de responsabilité.

Bon, c’est pas tout ça, la philosophie ne remplit pas l’estomac !

J’attrape un feuilleté fourré aux légumes cuits. C’est une merveille ! Je ne savais même pas que j’étais capable de cuisiner. Tant pis si elle voit à quel point ça m’étonnes moi-même. Au moins, elle verra l’attention. Une fois ma bouchée terminée, je précise :

« N’hésite pas, tout est bio, fermier et tout le touin touin. »

Je lui adresse un petit clin d’œil et continue de manger.
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Dim 16 Déc - 15:49
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Une fois qu’il avait fini de mettre la « table » il se tourna vers moi. Il me regardait, il semblait comme perdu, loin de la réalité mais en même temps en plein cœur. J’ai tout de suite compris qu’il devait songer à notre magnifique bébé qui ne devrait plus tarder à nous adresser son tout premier sourire. Arborant un sourire bêtement admiratif il attrapa son appareil photo. Je braque une main devant mon visage.
« Non ! Tu sais très bien que ça me gêne ! »
Mais tout comme lui je suis d’avis qu’il faut gardé le plus de souvenir possible de tous ces moments où je suis encore au plus proche de notre fille. Je ne pouvais retenir un rire en voyant qu’il poursuivait ses réglages en attendant que je retire ma main. Elle tomba dans mes éclats. J’entendis alors le cliquetis de l’appareil photo, juste avant que Marceau ne m’adresse le plus large sourire dont il était capable.
« Bonne appétit ! »
J’ai eu la sensation d’attendre un mot doux derrière ces mots du quotidien, mais, rien. Il saisit une fraise avant de la tremper dans une appétissante sauce au chocolat. Je fus prise d’une subite envie de l’imiter. En bonne femme enceinte je n’y ai pas résisté et, comme lui, dans la seconde qui suivit, j’avais une fraise en bouche mais, surtout, du chocolat partout. En revanche, contrairement à lui, pour moi, un piquenique n’est pas un repas comme les autre et on y mange tout ce qu’on veut mais surtout dans l’ordre qu’on souhaite. J’ai alors rapidement saisit une autre fraise que j’ai mangé, nature cette fois. C’est sans nul doute le meilleur fruit au monde ! Pendant que j’avais avalé quelques fraises supplémentaires, il c’était saisit d’un feuilleté qu’il a très vite commencé à déguster. Ça se voyait à son visage qu’il adorait ça.
« Marceau ? Tu as pris dans banane ? Je veux une banane avec tout ce chocolat ! »
Tout en parlant j’avais repérer le fruit tant désiré. Je l’avais attrapé dès que j’eus finit de parler. Et ce fut son tour d’ouvrir la bouche :
« N’hésite pas, tout est bio, fermier et tout le touin touin. »
Mais je n’ai pas attendu qu’il le dise et j’étais déjà en train de peler ma banane quand il m’adressa un petit clin d’œil.
395 mots / Codage par Libella sur Graphiorum
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Lun 17 Déc - 13:38
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Le Grand Air
Elle est tellement humble, dans sa beauté. Elle est tellement gourmande, tellement infantile. Quand je la voie se jeter sur les fruits et le chocolat, je vois une femme-enfant, une femme-enfant qui porte la vie. Elle est adorable. Comment ne pas avoir envie de la protéger, de la serrer contre soi ? J’inspire un grand coups et me perds dans la dégustation d’une salade bio d’éleveur engagé : je suis son meilleur ami, c’est tout.

Elle mange une banane au chocolat, et je vois la malice dans ses yeux. Quelque part en moi, je sens des papillons s’agiter et le stress monter, sans raison. Elle a l’effet de me dérégler complètement. A se demander si son pouvoir est vraiment de respirer sous l’eau ! Je suis certain qu’elle se change en sirène, c’est la seule façon d’expliquer cette attraction magnétique envers elle.

Quoi qu’il en soit, ce serait bête de manger en silence. Mais de quoi on est sensé parler ? C’est vrai, quoi, on est meilleurs amis, époux et futurs parents, tout ça d’un coup. Je ne sais jamais comment me comporter avec elle… je crois qu’elle voudrait que tout soit « comme avant », mais avant quoi ? ça fait des années que je suis devenu incapable de lui dire non. Sans doute est-ce devenu pire depuis qu’elle est enceinte… mais ça, c’est parce qu’on ne dit pas non à une femme enceinte.
Et puis, c’est une femme formidable, ma petite Perle. Elle a réussi à rester une enfant, tout en devenant une femme engagée et le centre d’une passion dévorante.

Attendez. Ça fait combien de temps que je la fixe. Raaaah, vite, une excuse, avant que je passe pour un gros pervers.

« C’est un joli roseau, là, tu ne trouves pas ? »

Je pointe du regard une plante trônant un peu derrière elle, un sourire coupable sur mes lèvres. Les LeParc sont censé avoir un talent inné pour le mensonge. Pourtant, face à une fille, surtout face à Perle, cette aptitude naturelle se cache quelque part au fond de l’eau. Bon, de toute façon, je suis loin d’être aussi doué qu’un LeParc standard, pour tout ce qui qualifie un LeParc. J’espère au moins que ma fille aura le talent naturel de ma famille pour tout, qu’elle aura notre facilité à devenir riche, et qu’elle aura l’espièglerie insouciante et la beauté sans égal de sa mère. J’espère qu’elle sera parfaite, comme tous les parents.

« Heum… sinon… tu as pensé à un prénom ? Elle va pas tarder à pointer le bout de son nez, et je ne pense pas qu’elle apprécie « fille », comme prénom, ça manquerait du minimum syndical d’originalité. »

Je souris bizarrement. Je vais avoir un enfant avec Perle LeParc, et j’arrive encore à avoir l’air idiot devant elle, comme un ado. Je suis vraiment con, parfois. Bref. C’est pas grave. Respire.
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Le grand air
Je dévorais tous ces fruits ! La cruelle impression que je n’en aurais jamais assez au fond de l’estomac associé à l’envie furieuse de manger au fond du cœur. J’ai eu comme l’impression qu’il me dévisageait mais je croie qu’en réalité il est toujours autant surpris que moi par la quantité de nourriture que je suis capable d’engloutir depuis que j’attends notre enfant. Notre enfant… Ce mot sonne toujours de curieusement, comme de façon irréel. Parfois, il ne m’arrive de me demander si il n’y avait pas moyen de ne pas embarquer d’âme innocente dans cette histoire… Mais j’ai tellement hâte de voir sa petite bouille, le visage de ma fille. Je m’étais perdu dans les réflexions concernant l’avenir de ce petit être qui grandi en moi quand Marceau s’adressa a moi :
« C’est un joli roseau, là, tu ne trouves pas ? »
Pourquoi il s’est mis à parler de roseau à ce moment-là ? Je n’en ai aucune idée. Ce que je sais c’est que j’ai rie, que je me suis retournée pour regarder le plante et que j’ai rie, encore, de bon cœur. Je me suis efforcée de reprendre mon sérieux face à son air coupable. Marceau… Pourquoi tu n’arrive pas à discuter comme quelqu’un de normal ? Mais là, mon appel fut entendu :
« Heum… sinon… tu as pensé à un prénom ? »
C’est vrai qu’on n’avait pas encore eu cette discussion. Pour tout avouer j’y ai pensé mais j’avais trop peur d’aborder le sujet. Peur que les parents LEPARC s’en mêlent… Mais si tu me l’as demandé c’est que je pouvais surement me permettre de choisir.
« Elle va pas tarder à pointer le bout de son nez, et je ne pense pas qu’elle apprécie « fille », comme prénom, ça manquerait du minimum syndical d’originalité. »
Une fois de plus il m’a fait pousser un petit rire cristallin. C’est bien vrai après tout. Il lui faut un nom. Alors j’ai décidé de me lancer.
« Et bien pour tout te dire j’avais assez peur que tes parent me vole la vedette sur ce coup… Mais j’ai songé à lui donner un prénom en rapport avec la liberté ou le souffle de vie. Pour ce rappeler toujours ce que sa vie nous apporte. »
Là j’ai été prise d’angoisse, sa réponse représente énormément pour moi, à ce moment précis. S’il n’aime pas l’idée… Comment on va se mettre d’accord ? il arborais encore un sourire imbécile avant que je ne parle, mais, est ce qu’il le garde ?

426mots / Codage par Libella sur Graphiorum
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Elle riait comme une déesse, d’un rire de cristal, d’un rire en cascade, d’un rire qui changeait tout autour de nous en un paradis doux. Ce rire était un petit rêve, un petit morceau de paradis descendu dans cette idylle merveilleuse. Sa lumière sublimait le paysage déjà envoutant. Je flottais, assis comme un idiot à regarder la femme de ma vie, à regarder ma meilleure amie, à me perdre dans sa beauté. Son rire était le chant d’un ange. Elle était le ciel et la mer, elle était la guerre et la paix. Elle était ma meilleure amie, celle qui ne m’aimerait jamais comme on aime un époux, celle que j’aimerais à jamais comme la plus importante des femmes.

Peu m’importait si j’étais drôle, si je la rendais heureuse ou si elle se moquait simplement de moi. Peu m’importait, puisque j’aimais le son de ce rire plus que n’importe quelle symphonie. Alors elle pouvait se moquer de l’homme conquit que j’étais, de l’homme trop heureux, et sans doute trop amoureux que j’étais. Elle pouvait se moquer de moi autant qu’il lui plaisait. Je n’en avais que faire.

« Eh bien pour tout te dire j’avais assez peur que tes parents me volent la vedette sur ce coups… »

Ton visage se trouble. Quelque chose de terrifiant se produit alors dans mon cœur, qui manque un battement. Le stress monte encore. C’est comme si je venais d’atteindre un point sensible, un point que je devais à tout prix éviter. C’est comme si je venais d’effleurer tes craintes. Il ne faut jamais brusquer une mère, jamais l’effrayer, jamais la mettre en cage. Es-tu en cage, ma douce épouse ? Comment mes parents pourraient-ils te voler la vedette, alors que cette petite créature grandit dans ton ventre ? Qu’est ce qui pourrait être plus fort que ton droit de mère ?

« Mais j’ai songé à lui donner un prénom en rapport avec la liberté et le souffle de vie. »

C’est beau, tout ça. C’est sûre, ce n’est pas le petit clown que je suis qui aurait balancé ça. J’aurais sans doute proposé les mêmes inepties trop vieilles qu’on donne généralement dans ma famille. « Les vieux prénoms sont les prénoms animés d’une histoire, ils portent la puissance et la gloire ». En écoutant nos grand-père, on se retrouve à affubler nos enfants de prénoms ridicules comme « Marceau ». Ah ! J’espère pouvoir éviter d’appeler ma petite adorée « Léopoldine ». Je pense que ça ne rendrait pas bien avec la force incroyable de son patrimoine…

« Pour se rappeler toujours ce que la vie nous apporte. »

Je souris largement. Oui, « fille » va nous apporter beaucoup de bonheur. Elle m’a apporté ta main, elle t’a apporté la liberté, elle m’a apporté ton sourire, elle t’a apporté le cœur d’une mère, elle m’a apporté mes plus grandes peurs, elle t’a apporté une beauté nouvelle. Cette petite mérite un nom à la hauteur de sa grandeur. Elle est capable de produire des miracles. C’est une faiseuse de miracle qui pousse dans ton ventre…

« Tu as raison. Je pense que son nom devrait refléter le miracle et la beauté qu’elle représente. »

Waaah, fais gaffe Marceau, avec ton sourire béat tu vas te griller ! Je ravale ma salive difficilement. Qu’est-ce qui me prend de faire de la poésie ? Je vais finir par la faire fuir, ma belle Perle… respire, reste calme. Tu as raison, au fond. C’est une petite exceptionnelle, et ce n’est pas sa mère qui te contredira. Tu ne vas pas tarder à balancer une connerie, de toute façon. Tu es incapable de parler, dès lors qu’elle te regarde, dès lors qu’elle sourit. Et là, elle s’inquiète, alors qu’est-ce que tu veux faire ? Raaaah ! C’est trop dure de l’aimer… mais c’est tellement beau…

« Mais je ne pense pas que « Miracle libre, vivant et toute mignonne » lui convienne… tu as des idées plus précises, peut-être, ou on va devoir passer par google ? »

Je tente un sourire qui me semble malade ou faible. Merde ! J’ai oublié le plus important : ses incertitudes. Quel mari idiot je fais ! Je suis un incapable ! Comment je peux oublier de me concentrer sur ses craintes ? Raaah ! Je me fatigue !

« Oh ! Et… j’oubliais… les LeParc n’auront jamais rien à dire sur tout ce qui concerne notre fille. »

Notre fille. Groupe nominal piège, ayant pour effet de me faire sourire comme un idiot. C’est trop bizarre, mais ça me fait des petits papillons dans mon ventre, genre, une colonie de papillon surexcité. Et je sens mes yeux s’illuminer. Et c’est comme si j’étais sur un nuage, alors que la pierre c’est carrément moins confortable que les nuages cotonnés de la télé. Mais je ne peux pas m’en empêcher… notre fille… un peu de toi, un peu de moi, et un nouveau petit morceau de paradis. Ah, Perle, si seulement tu pouvais en être consciente…
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Sur les dernier mot que j’avais prononcés, son sourire avait grandi. Il paraissait songeur, mais apparement, ses réflexions lui apportait du bonheur. Est-il déjà en train de réfléchir sans moi ? Je n’ai pas eu le temps de m’en inquiéta plus que cela puisque, très vite, il avait ouvert la bouche pour me répondre :
« Tu as raison. Je pense que son nom devrait refléter le miracle et la beauté qu’elle représente. »
Et bien, mon cher marceau, tu m’as confié tellement de mot tendre ce jour là. Je me suis demandé, à ce moment précis, si tu ne souffrais pas de la situation. A dire vrai, ça fait quelques jours que je m’en inquiète. J’ai bien vue comme tu me souris toujours, comment tes yeux s’illumine à mon sourire… Mais tout ça, ça peut te suffire ? Ou attends-tu de moi plus que ça ? Alors, je me suis égarée dans la contemplation de ton sourire béat, béat rien qu’à l’idée de cette petite âme qui était en train de grandir, notre petite princesse.
« Mais je ne pense pas que « Miracle libre, vivant et toute mignonne » lui convienne… tu as des idées plus précises, peut-être, ou on va devoir passer par google ? »
Je me mit a sourire aussi bêtement que toi. J’étais tellement heureuse, tu voulais vraiment le choisir, dans cette endroit magique, avec moi, sans personne autour pour donner son avis. Mais j’ai remarquer qu’alors que j’ouvrais mon sourire, le tiens avait diminuer. Tu es préoccupé ?
« Oh ! Et… j’oubliais… les LeParc n’auront jamais rien à dire sur tout ce qui concerne notre fille. »
Sur ces quelques mots, pourtant si forts, l’homme que j’ai choisi d’épouser se remit à sourire et je ne pue m’empêcher de lui sauter au cou en criant :
« Merci Marceau ! »
Ma voix était beaucoup plus enjoué et mielleuse que je ne l'aurais voulu mais ce n’était pas ce qui me préoccupait à ce moment là. Nous étions en train de tomber. Avec notre fille dans le ventre je ne suis plus aussi légère que sans, sur le moment j’ai eu très peur qu’il n’arrive pas à me retenir.

358 mots / Codage par Libella sur Graphiorum
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Jeu 14 Fév - 16:16
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Le Grand Air
 Ton sourire était aussi idiot et béat que le mien, sous le soleil et sous les rares nuages. Il se reflétait dans l'eau comme s'il avait été constitué de lumière uniquement. Tes cheveux roux tombaient plus incroyablement qu'à leur habitude, et l'air à l'odeur un peu marine les caressaient, tranquillement. Cette même brise balayait le pique nique, désormais ignoré, qui trônait entre nos sourires connectés. Je me demande si elle souris aussi, notre petite adorée...

Tu bondis soudain, sans prévenir, coupant à ma réflexion. Ton visage s'était déformé doucement, entre surprise et joie. Tu avais bondit et tes bras s'enroulaient autour de mon cou. Mon cœur s'arrêta un moment, pour reprendre de plus belle. Ton corps qui s'élançait contre le mien, le pois de la surprise et du bonheur qui me poussait en arrière. Je souriais, idiot.

« Merci Marceau ! »

Mon cœur bondit, à l'entente de sa voix si merveilleuse. C'était un océan de bonheur, doux et sucré comme le miel, puissant comme une tornade, comme une futur mère. Mon sourire ne saurait s'évanouir, alors qu'elle était là, au creux de mes bras, contre mon cœur. Et merde ! Tu vas sentir mon cœur battre trop vite ! Que faire ? Bah, j'ai qu'à dire que je suis un fragile, que c'est la surprise...

Attends... ça fait combien temps que j'ai arrêté de bouger ? Allez, petit Marceau. J'attrape mon courage de mes deux bras pour t'enlacer en retour, lentement. La surprise m'engourdit, le bonheur m'empêche de parler, de bouger. Je ne sais pas quoi faire. La panique est à deux doigts de me gagner. Je pers mon souffle, et j'essaie de garder ça secret. Mais dans l'intimité de mon torse, est-ce que je peux vraiment te le cacher.

J'essaie de rire un peu, pour me détendre, mais je ne fais que trahir mon stress. Ah ! Pourvu que tu trouves ça normal ! Je suis toujours tellement idiot, quand je suis avec toi. Ouais, ça va le faire.

« Heu... c'est normal m... Perle. »

Je ris à nouveau, mais je ne le choisis plus. C'est nerveux, j'y peux rien. Mon amour ? Sérieusement là ? Cerveau, qu'est-ce que tu me fais ? Respire Marceau. Une jolie femme parfaite remplie d'hormones de grossesse t'a sauté au cou. Ne pas essayer de l'embrasser. Ne pas avoir l'air plus idiot que d'habitude. Fioooouuuuu.

« Du coups... tu as un nom ? »

C'est ça, reviens au sujet, protège toi. Tout va bien se passer. Contrôle-toi Marceau. Elle est perturbée par cinq cent fois plus d'hormones que toi. Tu vas très bien. Tu peux te contrôler. Respire. Tout va bien se passer...
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